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    Dassault : ventes de Rafale et transfert de technologie au Brésil

    Dassault aurait "enfin" réussi à vendre ses rafales à l'exportation ! Cocorico, me direz-vous peut-être dans un élan de chauvinisme dont le constructeur aéronautique ne fait pas même état, et pour cause ...

    Car si la nouvelle ne fait pas la une de la presse – mais tourne tel un buzz sur les forums dédiés à l'aéronautique, à partir d'un article issu de Courrier International – c'est que la vente prochaine serait établie moyennement un prix fort, pour la France ... la transaction incluant un transfert de technologies.

    Un immense contrat d'armement entre la France et le Brésil

    Merci donc à Courrier International qui constitue la seule presse francaphone – ou presque – à relayer l'information ! Traduisant un article de l'hebdomadaire brésilien Istoé, lequel, dans son édition du 21 août, présente un dossier sous le titre : "Le Plan de Défense Nationale prévoit la France comme partenaire stratégique et technologique dans la Marine, l’Aéronautique et l’Armée".

    Le nouveau plan de défense brésilien prévoit pour les prochaines décennies un recours massif et quasi exclusif aux technologies militaires françaises. Principaux bénéficiaires : DCN, Dassault ... et le Brésil via un important transfert de compétences.

    Paris livrera des équipements, notamment des sous-marins conventionnels, des hélicoptères et, très certainement, des avions de chasse. Selon la presse brésilienne, les firmes françaises auraient emporté le marché en garantissant au président Lula que Nicolas Sarkozy ne ferait pas obstacle au transfert de technologies au bénéfice du Brésil.

    "Nous avons un accord avec les Français concernant nos trois corps d'armée. Cette alliance verra officiellement le jour avec la signature des présidents Lula et Sarkozy", a révélé le ministre Jobim lors d'une interview accordée à Istoé.

    "Cela nous offre la possibilité de nous affranchir de l'hégémonie étasunienne dans ce secteur, ce qui fait partie des objectifs du Conseil de défense sud-américain."

    DCN partenaire de la marine brésilienne

    Le Brésil construira des sous-marins en partenariat avec la Direction des constructions navales (DCN) française. Dans un premier temps, trois submersibles conventionnels Scorpène à propulsion Diesel seront construits par la France. Le Brésil intégrera ensuite la technologie de la DCN afin de pouvoir construire lui-même son premier sous-marin à propulsion nucléaire.

    Cet accord entre les deux pays a été négocié par le Président brésilien Lula et Nicolas Sarkozy lors de leur rencontre à Cayenne en février dernier. Figuraient également en compétition : Russie et Allemagne.

    Le projet de vente de sous-marins atteint déjà les 4,7 milliards d'euros, un chiffre qui peut encore changer. "Ce sera sans doute plus", estime Jobim.

    Sous-marin d'attaque à propulsion classique, le Scorpène, développé par DCNS en coopération avec l'Espagnol Navantia, a déjà été vendu à 10 exemplaires. Le Chili et la Malaisie ont acquis chacun deux unités de ce type, réalisées en Europe, à Cherbourg et Carthagène. L'Inde a également commandé six bâtiments, qui seront construits en transfert de technologie à Mumbai.

    L'armée de terre n'est pas en reste

    L'armée de terre - dont l'effectif total atteint 184 000 hommes, sur un total de 308 000 soldats - bénéficiera quant à elle de la décision du gouvernement brésilien de construire des postes avancés dans toutes les zones amérindiennes de la frontière, via la présence de 17 000 hommes.

    Pour renforcer ces bataillons, Brasília va investir massivement dans la fabrication de blindés - en partenariat avec Fiat-Iveco (Italie) - et d'avions C-390 du constructeur aéronautique brésilien Embraer, similaires aux Hercules américains. Au programme également : la fabrication de cinquante hélicoptères par un consortium intégrant la compagnie Eurocopter (France).

    Les soldats amérindiens recevront de nouveaux fusils, des jumelles infrarouges et un dispositif électronique intégré à leur équipement. "C'est un autre point sur lequel nous comptons sur la collaboration française", précise Jobim. Le ministre affirme que le Brésil possède déjà les combattants les plus compétents de la planète en matière d'opérations dans la jungle et souligne que les nouveaux équipements permettront à l'armée de terre d'entrer dans la modernité.

    Transfert de technologie de fabrication des avions Rafale

    Le Brésil est en passe de conclure un partenariat en vue de bénéficier d'un transfert de technologie concernant la fabrication des avions de chasse Rafale, détenue par Dassault. Le constructeur aéronautique brésilien Embraer aurait toutes les chances d'intégrer le projet, disposant notamment des structures nécessaires.

    L'affaire n'est pas nouvelle, puisque qu'en octobre 2006, la presse française laissait déjà entendre que tandis que le Brésil envisageait la perspective de remplacer à terme ses Mirage 2000, la France semblait s'être déclarée prête à accepter un transfert de technologie, via l'avion Rafale de Dassault Aviation.

    Après la Grèce et la Libye, le Brésil figurerait également depuis lors parmi les cibles potentielles, voire même prioritaires.

    La presse mentionnait alors également que Dassault aurait étudié à cette date avec Embraer l'éventualité de fabriquer l'appareil directement sur le sol brésilien.

    Ces premières discussions entre Dassault Aviation et Embraer pouvaient déboucher sur la vente de quelques dizaines de Rafale au Brésil, nous disait-on.

    Ce qui semble s'être concrétisé désormais, puisque selon les termes du futur accord, le Brésil devrait importer douze Rafale ... afin de permettre le lancement d'une fabrication nationale de ce type d'appareil. Le Brésil envisage ainsi de pouvoir assembler lui-même les avions et gérer leur maintenance. L'objectif est de remplacer l'ensemble de sa flotte au cours des 15 prochaines années, ce qui pourrait porter sur une commande totale de plus de 100 appareils.

    Il n'y a que les idiots qui ne changent pas d'avis, puisqu'en octobre 2006, Dassault Aviation avait apporté un démenti "catégorique" aux informations publiées par 'Les Echos' selon lesquelles le groupe négocierait une vente de son jet de combat 'Rafale' au Brésil, via notamment un transfert de technologie au profit du constructeur local Embraer...

    Début juillet, l'armée de l'air brésilienne avait annoncé l'ouverture de la procédure d'appel d'offres pour une commande d'au moins 36 avions de chasse. Six avions avaient été pré-sélectionnés : le F-18 Super Hornet de Boeing, le F-35 Lightning II de Lockheed-Martin, le Rafale de Dassault, le SU-35 de Sukhoï, le Gripen de Saab, et l'Eurofighter Typhoon du consortium Eurofighter (Alenia Aeronautica, BAE Systems et EADS).

    A la mi-août, le patron de Dassault Aviation, John Rosanvallon, avait précisé à Bloomberg Television que le marché brésilien était très important pour le constructeur, en ce qui concerne notamment les Falcon. L'entreprise espère vendre 8 à 10 appareils par an sur ce marché, au moins jusqu'en 2012, avait-t-il indiqué. Au-delà, le cap des 10 appareils pourrait être franchi.

    Source : Courrier International, AFP, les Echos, Mer et marine

     

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